vendredi 9 juillet 2010


Tu ne t'es jamais sentie exister à travers une personne ?
Avoir l'impression que tu es faite pour elle, te sentir vivre, sentir chacune de tes émotions poussées à l'extrême à ses côtés.
Tu ne t'es jamais donné un but ? Ce but de l'observer, de le changer. De lui rendre le coeur moins dur, de le prendre par la main et de l'emmener marcher au bord de la plage, chose qu'il n'a jamais faite.
& N'a tu jamais voulu lui faire découvrir ton monde... L'odeur de la Tunisie ou la ville de Strasbourg, la chaleur des bras qui se serrent dans une famille qui s'aime. Chose qu'il n'a jamais connu, non plus.
Puis rêver le jour ou il te regardera profondément dans les yeux, et qu'il te dira, une larme au coin de l'oeil " Merci pour ce que tu as fait de moi... "
Et être l'unique à ses yeux. Avoir commis ce que personne n'aurait jamais su faire à ses côtés. Faire de lui un prince. Et l'aimer à s'en crever le coeur.*

Je l'ai sentie au fond de moi. Et tous ces matins ou je me suis réveillée brisée, ça n'était pas mon amour pour lui, c'était ça. Ce rêve de donner plus que moi-même je ne l'aurai espéré. Il semble que ce fut à ce moment que je donnais un sens à ma vie, à mon existance. Ce rêve de m'oublier et d'exister pour quelqu'un. Qui s'évanouit, qui file entre mes doigts et qui me transperce le coeur à coup de " Tu seras importante pour quelqu'un d'autre "

Et puis merde.


Si tu ne veux pas de mon amour, je ne t'embrasserai pas, je ne te toucherai pas. Mais je te veux simplement près de moi, parfois ... Pour me panser le coeur quand les jours deviennent long, pour écouter mes tracas et me regarder au fond des yeux parfois.
Je veux être une ombre qui passe te regarder dormir, veiller à ce que tu sois heureux, te faire un bisou sur le front, contempler une dernière fois ton visage et m'en aller...Certes le coeur brisé, mais certaine de savoir que tu vas bien...

C'est l'essentiel. Moi on s'en fout.

dimanche 27 décembre 2009

samedi 12 décembre 2009

C'était salement romantique.

Mlle. Shana.

M-K. Olsen

Betty.
Kory. Kennedy.

vendredi 13 novembre 2009

you found me . The fray / &Goodbye Letters.




A cet instant, j'ai décidé que j'irais au bout de cette idée. J'ai décidé de détruire quelqu'un, briser une existence, massacrer un destin, par hasard, et tout à fait injustement, choisir un innocent, quelqu'un qui pourrait être heureux, qui n'a pas encore été corrompu, qui croit en tout, la vie devant lui, l'espoir, et en faire une épave dans mon genre, quelqu'un qui dort en ce moment rêve d'amour & d'avenir, sans se douter une seconde que je viens de décider sa perte.
& juste à cet instant, j'ai cessé de m'ennuyer.

Tout ce que je ressentais, c'était la faim. Une faim terrible, que j'aurais pu appeler manque, besoin, impuissance, frustration, vide, & qui m'obsédait, me rongeait, m'engloutirait bientôt.
Qui gâchait mes journées, qui pourrissaient mes nuits, me tenant éveillée de longues heures maudites, de longues heures de tortures ou j'aurais pu trouver un peu de répit, qui décolorait l'aube et le ciel, plombait les musiques les plus gaies, changeait les airs de danse en marches funèbres, les films comiques en tragédies grecques, la nature en désert et mes rêves en poussière.
C'était comme une fièvre, une mauvaise défonce, une crise de manque, cette faim impossible à assouvir dont j'étais possédée.

Bubble Gum.